mercredi 25 avril 2007

Encore et encore

Depuis des mois, Philippe B, partout, tout le temps.

La comète

De déveines en aventures
J’t’ai trouvé dans les catacombes
On s’est frenché sur un mur
Amoureux seuls au Nouveau Monde
Et on s’est couché sur les plaines
Un soir que la lune était pleine
On était tout seul su’a’planète
Pour le passage de la comète

Après on s’est envolé
À cheval sur un canon
Pour aller rejoindre la Halley
Pis on a juré en son nom
On r’viendra s’étendre sur les plaines
Quand notre lune sera pleine
Si on est encore su’a’ planète
Pour le retour de la comète

On r’viendra s’étendre sur les plaines
Quand on approchera la centaine
Si on est encore su’a’ planète
Pour le retour de la comète

Philadelphie

Au cœur de Philadelphie
Les campeurs filent dans la nuit
Deux amoureux, deux amis
Qui reviennent de Miami
Et qui grelottent dans la roulotte endormis

Sur le bord de l’autoroute
Un frame de char la mort dans l’âme
Le corps vidé par les deux boutes
Les ailes rongées par les flammes
Celles qui éclairent la nuit le ciel de Pennsylvanie

À Philadelphie sous la neige fondante
J’entends la ville qui chante
Une complainte nord-américaine dompte ma peine et je m’endors
Dans le berceau des idéaux usés du titan fatigué
Ce que tu penses Atlas être le monde sur ton dos
N’est que le poids de ton ego
Dans le ciel de Pennsylvanie
Le son des cloches n’est qu’un écho

Dans la triste caravane
Plane le mal du pays
Reconduit par les fantômes
De l’empire d’avant l’atome
D’une époque qui déjà tombe dans l’oubli

On s’écoute encore la cassette
Qu’on s’était faite pour la route
Sous la voûte des fumées
Danse danse Rose-Aimée
Viens chasser le gris du ciel de Pennsylvanie

À Philadelphie sous la neige fondante
J’entends la ville qui chante
Une complainte nord-américaine dompte ma peine et je m’endors
Dans le berceau de la bombe et du rock
On fuck le monde et vive le roi
Ce que tu crois Midas être de l’or que tu entasses
N’est que de la mort en lingots
Dans le ciel de Pennsylvanie
Le son des cloches n’est qu’un écho