Le chef du Parti québécois, André Boisclair, a-t-il pris la bonne décision en démissionnant de son poste ? D’aucuns pensent que oui. Dans les circonstances - la moitié de ses députés s’étaient retournés contre lui – il ne pouvait plus diriger le PQ.
Les Québécois n’ont jamais aimé André Boisclair. Après 40 jours de réflexion, il m’apparaît de plus en plus clairement qu’il s’agit-là de la raison principale expliquant la débâcle péquiste aux dernières élections.
L’ancien premier ministre Bernard Landry expliquait aujourd’hui sur les ondes de LCN que l’homosexualité d’André Boisclair et sa consommation passée de cocaïne avaient probablement joué en sa défaveur. D’autres avancent plutôt que les Québécois ne se reconnaissaient pas dans ses grands airs de diplômé de Harvard. Je ne suis pas de cet avis.
André Boisclair a perdu son pari parce qu’il n’a pas su se tenir debout. Devant les centrales syndicales, par exemple. Ou dans l’affaire du crucifix. Ou encore lorsque son leadership a été pour la première fois remis en question, quelques semaines avant le déclenchement des élections. « Je peux faire mieux », avait-il déclaré. Ce n’est pas ce que le Québec avait besoin d’entendre.
Les Québecois se cherchent un leader qui saura leur tenir tête. La preuve ? Quelques semaines après avoir traité les Québécois de paresseux, Lucien Bouchard recueillaient environ 60 % des intentions de vote dans un sondage fictif publié dans Le Devoir.
Au risque de me répéter, André Boisclair n’a pas su se tenir debout. Et sa démission d’aujourd’hui n’en est qu’une preuve supplémentaire. Dommage.
