Le dernier film de Michael Moore, Sicko (« Malade » en français), a fait l’objet de nombreuses critiques, avant et après sa sortie en salle. On lui a surtout reproché sa malhonnêteté intellectuelle, d’utiliser le son et l’image à son avantage, cette fois pour appuyer ses propos contre le système de santé américain et les HMO (Health maintenance organization). Ses détracteurs ont également remis en question sa crédibilité en rappelant ses erreurs passées.
S’il est vrai que le mensonge est inexcusable, l’Histoire nous apprend que la fin justifie parfois les moyens. Le système de santé « à deux vitesses » des Américains est clairement inéquitable, Michael Moore n’a rien inventé. Or Républicains et Démocrates repoussent le problème depuis plusieurs années, une attitude payante qui sert particulièrement bien leurs intérêts financiers et subventionnent leurs campagnes électorales.
Michael Moore n’est pas parfait, mais il est essentiel. Essentiel parce que seul – ou presque – à se battre contre une armée de bureaucrates dont la fonction même est de défendre ce système. Dénigrer ce film, c’est jouer le jeu de ceux à qui profitent le système actuel, i.e. les HMO, leurs dirigeants et leurs actionnaires.
Michael Moore a choisi son camp. Et vous ?
