Peut-être que c’est de ma faute. Que je l’ai cherché, que je le mérite bien.
Peut-être ai-je été trop honnête, trop intègre, trop moi-même. Aurait-il fallu que je me travestisse ? Quand exactement doit-on cesser de s’adapter ? La vie vaut-elle la peine d’être vécue si, pour la mener à terme, il nos faille abandonner notre vraie nature en chemin ?
Et je reste derrière la porte
Comme elles s’amusent mes amours mortes
Et je reste derrière la porte
Comme elles s’amusent mes amours mortes
Peut-être que c’était tout simplement inévitable, qu’avec le temps, nos chemins avaient pris des directions opposées.
Ou peut-être que je m’en fais pour rien. Le temps venu, peut-être me rappelleront-ils les uns après les autres, pour s’excuser ou prendre un verre. Les amitiés ont ceci de particulier qu’elles sont cycliques. « Il n’y a pas d’ami, il n’y a que des moments d’amitié », disait Renard.
Peut-être que depuis des mois, j’imagine une querelle qui n’en est pas une.
Et moi je reste derrière la porte
Comme elles s’amusent mes amours mortes
Peut-être que j’en parle uniquement pour me rendre intéressant, parce qu’au fond, je suis incapable de parler d’autres choses que de moi-même.
De toute façon, j’y pense de moins en moins. Le temps arrange bien des choses, dit-on.
Et je reste derrière la porte
Comme elles sont douces mes amours mortes
Et je reste derrière la porte
Comme elles sont belles mes amours mortes
