Jeudi dernier, Daniel Brière a été conspué au centre Bell. Le centre de 30 ans, devenu joueur autonome l’été dernier, paie le prix d’avoir choisi Philadelphie au lieu de Montréal, qui lui avait pourtant offert un contrat équivalent.
Pour jouer avec une « équipe gagnante » ? Pour éviter la pression que subissent les francophones du Tricolore ?
Les partisans ont décelé un manque de courage dans sa décision et lui ont fait savoir leur mécontentement. Rien de mois, rien de plus.
Y’en a marre des discours consensuels de la grosse Presse comme quoi l’attaquant des Flyers ne méritait pas d’être hué. Le hockey est un sport, un divertissement. Une soupape d’exultation pour les masses populaires. Brière le sait. « Les partisans appuient leur équipe et c’est normal ».
Là où je ne suis pas d’accord, c’est quand il met ses proches de l’avant pour jouer la victime. « Je m’excuse auprès de mes amis et parents de les avoir mis dans cette situation. Les gens ne réalisent pas que ce n’est pas à Daniel Brière que ça fait mal, mais à son entourage ».
Manque de maturité ? De… courage ? Faut assumer, mon Dan. De toute façon, les Québécois n’ont pas le mémoire longue.
